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On a pas toujours le moral. Les séparations, l'appréhention de retrouvailles difficiles, la volonté de toujours faire plus mais de decevoir ses proches et de desespérer d'avantage. Le sentiment d'être un poid pour son entourage, est sans doute le pire des sentiments qu'y puisse exister. On se repproche sans arrêt de ne pas avoir agit comme on l'aurait espérer. On voudrait faire machine arrière mais on sais d'avance que c'est impossible. Alors on continue ça petite vie, en espérant qu'elle devienne un jour paisible, mais elle est toujours semée d'embuches. On nous dit que la vie n'est pas un long fleuve tranquille, on le sait. Mais rien y fait.
On croit au mauvais sors. On casse un miroir et le tour est joué. La superstition, une espèce de sorcèlerie qui fait que jamais plus on ne sortirait la nuit au risque de croiser un chat noir. On y croit de plus en plus. On se fond dans cette masse de population pas très claire qui croit au mauvais oeil du barbus là-haut. Mais la vie continue, toujours aussi remuante et pas toujours encourageante à se projeter en avant.
On s'appitoit sur son sort en espérant encore une fois de l'aide et du réconfort. Alors on attend et quand on voit que ça ne vient pas, on pense à autre chose, une activité, un loisir. On oublie les gens qu'on aime parce qu'on en devient trop obstiné. On ne mange plus avec sa famille, les seuls mots de discution sont « Bonjour » et « Bonne nuit » . Mais là, les reproches arrivent, ils se sentent oublier, délaisser. Alors se qui en suit, c'est le retour dans l'ivresse du desespoir, et là on se colle devant son ordi pour écrire sa vie en commencant toute ses phrases par des « On », en espérant qu'on est pas le seul à ressentir tout ça. >
Queiros